Le COP mesure le rendement d'une pompe à chaleur à un instant précis, en laboratoire. Le SCOP en donne la moyenne sur toute une saison de chauffe : c'est lui qu'il faut comparer avant d'acheter. Sur le terrain, l'ADEME a mesuré un SCOP moyen de 2,9 pour les pompes à chaleur air-eau, alors que leurs fiches annoncent souvent entre 3,5 et 4,5.

L'essentiel en bref
- Le COP (Coefficient de Performance) est mesuré à un instant donné, à 7 °C extérieur et 35 °C de départ d'eau pour une PAC air-eau.
- Le SCOP (Seasonal Coefficient of Performance) est la moyenne de la saison, selon la norme EN 14825. C'est l'indicateur à comparer.
- Un SCOP égal ou supérieur à 4,0 correspond à la classe énergétique A+ pour une PAC air-eau.
- Les Deux-Sèvres et le Maine-et-Loire sont en zone climatique H2 : visez au moins un SCOP annoncé de 4,0 et gardez en tête que le résultat réel sera plus bas.
Selon le ministère de l'Économie, les pompes à chaleur équipent désormais la quasi-totalité des maisons neuves (source : Bercy décode). Pourtant, les sigles COP, SCOP et ETAS restent difficiles à relier à votre facture d'électricité. Ce guide les explique avec des chiffres sourcés. Il est rédigé par l'Entreprise Gourdon, installée à Nueil-les-Aubiers depuis 1980, qui intervient dans un rayon de 30 km autour de la commune.
Qu'est-ce que le COP d'une pompe à chaleur ?
Le COP est le rapport entre la chaleur produite et l'électricité consommée à un instant précis, dans des conditions de laboratoire normalisées. Un COP de 4 signifie que la pompe à chaleur produit 4 kWh de chaleur pour 1 kWh d'électricité consommé. La formule est : COP = chaleur restituée ÷ électricité consommée. Le reste de l'énergie est capté gratuitement dans l'air, l'eau ou le sol.
Dans quelles conditions le COP est-il mesuré ?
Le fabricant mesure le COP selon la norme NF EN 14511. Pour une PAC air-eau, la notation A7/W35 signifie 7 °C d'air extérieur et 35 °C de départ d'eau. Ces conditions sont favorables et ne correspondent ni à tous les jours d'hiver ni à tous les types de radiateurs. Les fiches constructeurs annoncent généralement un COP de 3,0 à 4,5 pour une PAC air-eau et de 4,0 à 5,5 pour une pompe à chaleur géothermique.
Comment le COP varie-t-il avec la température ?
Ordres de grandeur issus des fourchettes constructeurs, à vérifier sur la fiche technique du modèle concerné.
Qu'est-ce que le SCOP d'une pompe à chaleur ?
Le SCOP est la moyenne pondérée du COP sur toute une saison de chauffe. Sa formule est : SCOP = chaleur totale produite sur la saison ÷ électricité totale consommée sur la saison. La norme EN 14825 le calcule à partir de quatre températures extérieures (-7 °C, +2 °C, +7 °C et +12 °C), pondérées selon leur fréquence sur la saison. Trois climats de référence existent : Helsinki (froid), Strasbourg (tempéré) et Athènes (chaud).
Quel est le lien avec la zone climatique des Deux-Sèvres ?
Le climat de test « Strasbourg » est un réglage de la norme, sans rapport avec le zonage réglementaire français. Les Deux-Sèvres et le Maine-et-Loire appartiennent à la zone climatique H2 (sous-zone H2b), un climat tempéré (source : Selectra, zones CEE).
Quelles classes énergétiques et quels seuils d'aides faut-il connaître ?
La directive européenne ErP impose une étiquette de A+++ à G fondée sur le SCOP. Pour une PAC air-eau, un SCOP ≥ 4,0 correspond à la classe A+ et un SCOP ≥ 4,6 à la classe A++. Pour les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), l'indicateur retenu est l'ETAS (Efficacité Thermique Annuelle Saisonnière), une conversion du SCOP en pourcentage d'énergie primaire.
Sources : fourchettes constructeurs ; seuils ETAS : fiches CEE BAR-TH-171 (air-eau) et BAR-TH-172 (eau-eau et sol-eau), à vérifier sur la version en vigueur.
COP ou SCOP : lequel regarder avant d'acheter ?

Pourquoi le SCOP réel est-il plus bas que celui du catalogue ?
Selon l'étude de l'ADEME et de la DGEC publiée en octobre 2025 sur une centaine de pompes à chaleur installées en maisons individuelles en remplacement d'une chaudière gaz ou fioul, le SCOP mesuré en moyenne est de 2,9 pour les PAC air-eau et de 4,3 pour les PAC eau-eau (source : Bercy décode). Selon l'ADEME, relayée par l'UFC-Que Choisir, le SCOP annoncé par le fabricant est supérieur à la valeur mesurée dans 85 % des cas (source : UFC-Que Choisir). Ces valeurs représentent tout de même une économie nette face à un chauffage électrique direct, dont le rendement est de 1. Un article de notre réseau explique comment mesurer l'efficacité d'une pompe à chaleur.
Quels facteurs font baisser le rendement ?
- La température extérieure : plus il fait froid, plus la PAC travaille pour extraire la chaleur de l'air. Dans les Deux-Sèvres, les épisodes de gel restent possibles et font baisser temporairement le COP.
- La température de départ du circuit : des radiateurs haute température autour de 70 °C dégradent le rendement par rapport à un plancher chauffant à 35 °C.
- Le dimensionnement : une PAC surdimensionnée enchaîne les démarrages courts, une PAC sous-dimensionnée sollicite trop sa résistance d'appoint. Un bilan thermique réalisé par un installateur RGE est indispensable avant tout chiffrage.
- Le dégivrage : sous +5 °C, les cycles de dégivrage consomment de l'énergie sans produire de chaleur utile. Leur fréquence augmente avec l'humidité de l'air.
Comment améliorer le rendement de sa pompe à chaleur ?
- Abaisser la température de départ du circuit. Selon un repère communiqué par l'ADEME, baisser la température de l'eau de 10 °C (par exemple de 55 °C à 45 °C) fait gagner environ 1 point de COP, à condition que les émetteurs soient adaptés.
- Optimiser la loi de chauffe. Cette courbe ajuste la température de départ selon la température extérieure. Son réglage se fait à la mise en service, puis se vérifie à l'entretien.
- Entretenir l'unité extérieure. Un échangeur colmaté par les feuilles, la poussière ou le gel réduit le transfert thermique. Découvrez notre service d'entretien de pompe à chaleur et notre article sur la longévité d'une PAC.
- Améliorer l'isolation du logement. Moins la maison perd de chaleur, moins la PAC tourne et meilleur est le SCOP réel.
- Vérifier la puissance installée. L'ADEME estime que le recours à des installateurs RGE peut améliorer la performance d'environ un point de SCOP.

Comment lire le COP et le SCOP sur une fiche technique ?
- Identifier les conditions du COP. « COP (A7/W35) » signifie 7 °C d'air extérieur et 35 °C de départ d'eau. Un « COP (A7/W55) » paraît plus bas parce que les conditions sont plus exigeantes, pas parce que l'appareil est moins performant.
- Repérer le climat de référence du SCOP. Le climat « Strasbourg » est le plus courant sur les fiches, mais ce n'est pas la zone réglementaire des Deux-Sèvres (H2). Un SCOP annoncé pour « Athènes » est plus flatteur et moins pertinent pour votre situation.
- Vérifier l'étiquette énergétique. Une classe A+ (SCOP ≥ 4,0) est un minimum raisonnable pour une maison individuelle.
- Ne pas comparer un COP à un SCOP. Un SCOP de 3,8 n'est pas inférieur à un COP de 4,5 du même modèle : ils ne mesurent pas la même chose.
Exemple de lecture : « PAC air-eau modèle X, COP (A7/W35) = 4,2, SCOP (Strasbourg, 35 °C) = 4,1, classe A+ ». Pour une maison des Deux-Sèvres chauffée par plancher chauffant, cette PAC est annoncée pour produire en moyenne 4,1 kWh de chaleur par kWh d'électricité consommé sur la saison, un chiffre de catalogue que le SCOP mesuré sur le terrain peut ne pas atteindre.
Quel SCOP viser dans les Deux-Sèvres et le Maine-et-Loire ?
Dans la zone H2, viser un SCOP annoncé supérieur à 4,0 (classe A+) est un bon repère. Il faut le faire vérifier par un bilan thermique de votre logement, car l'isolation et les radiateurs existants pèsent autant que le modèle choisi. Pour comparer les modèles, consultez nos pages d'installation de pompe à chaleur et notre article sur les avantages et aides en 2026. Pour mieux choisir entre technologies, lisez aussi la différence entre aérothermie et géothermie.
Pourquoi choisir un installateur local certifié ?
L'Entreprise Gourdon est installée à Nueil-les-Aubiers depuis 1980 et compte 25 collaborateurs. Elle détient notamment les qualifications QualiPAC, Qualibois, QualiPV et Qualibat, détaillées sur la page nos qualifications. Un installateur RGE est nécessaire pour bénéficier de la plupart des aides. Pour estimer vos droits, utilisez le simulateur officiel France Rénov' et lisez comment l'entreprise facilite vos démarches d'aides à la rénovation énergétique.
Conclusion
Le COP et le SCOP sont complémentaires : le premier compare deux appareils dans les mêmes conditions, le second estime votre consommation sur une saison. Dans les Deux-Sèvres, exigez le SCOP et le climat de référence sur chaque devis, visez au moins la classe A+, et gardez en tête que le SCOP mesuré sur le terrain est en moyenne plus bas que celui du catalogue.












